jeudi 26 décembre 2013

Philosophie Indienne

Bonjour à tous,

Je suis tombé par hasard (ou non) sur un proverbe Indien qui m'a plu. En cherchant qui en est l'auteur sur le web, j'ai trouvé ce blog qui référence bon nombre de citations : http://itancansioux.wordpress.com/

Je vous en propose quelques-unes :


"Quand le sang de tes veines s'en ira à la mer,
Que la poussière de tes os retournera au sol,
Peut-être à ce moment-là tu te rappelleras,
Que cette terre ne t'appartient pas, 
Mais que c'est toi qui lui appartient"
Proverbe indien Navarro



"Quand ils auront coupé le dernier arbre,
Pêché le dernier poisson, 
Pollué la dernière rivière,
Alors ils comprendront que l’argent ne se mange pas"
Sitting Bull



"Ma main n’a pas la même couleur que la tienne, 
Mais si je la perce j’aurais mal. 
Le sang qui en coulera sera de la même couleur que le tien. 
Nous sommes tous deux enfants du Grand Esprit" 
Standing Bear 



"La deuxième paix est celle qui se crée entre deux individus, 
La troisième est celle qui soude deux nations. 
Mais au-dessus de tout cela, 
Il vous faut comprendre que la véritable paix se trouve au cœur même de l’âme humaine"
Black Elk


Attention, les noms des auteurs (principalement des grands chefs de tribus) peuvent varier selon les sites internet. Il doit être évidemment difficile d'appréhender les origines de manière précise... Personnellement et n'étant pas spécialiste, je me plais à penser que tous ces préceptes de vie étaient partagés par les différentes tribus de l'époque.

mardi 17 décembre 2013

Société de consommation et esclavage moderne ?

En 1931 et alors âgé de 25 ans, l'anglais Aldous Huxley écrit en quatre mois seulement "Le Meilleur des Mondes" ("Brave New World"). Il y présente de manière utopique sa vision du futur de la société de consommation alors émergente. Son livre décrit notamment une société divisée en castes, dont les individus naissent artificiellement et dont l'éducation s'avère entièrement conditionnée selon le groupe auxquels ils appartiennent.

80 ans plus tard, l'une de ses citations revient au goût du jour et interroge sur notre société actuelle :
"Grâce au contrôle des pensées, à la terreur constamment martelée pour maintenir l'individu dans un état de soumission voulu, nous sommes aujourd'hui entrés dans la plus parfaite des dictatures, une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader, dont ils ne songeraient même pas à renverser les tyrans. Système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude."

Alors, qu'en pensez-vous ? Huxley précurseur visionnaire ou résolument trop pessimiste ?

mardi 3 décembre 2013

Les larmes du lac pour Narcisse



Texte extrait du prologue de "L'Alchimiste", écrit par Paulo Coelho. Il y relate la façon dont un autre auteur, Oscar Wilde, termine la légende de Narcisse. Dans la mythologie grecque, ce dernier était un beau jeune homme qui, fasciné par sa propre beauté, se noya en voulant contempler son reflet de trop près sur les berges d’un lac. À l’endroit où il était tombé naquit une fleur qui fut appelée Narcisse.

« À la mort de Narcisse, les Oréades, divinités des bois, étaient venues au bord de ce lac d’eau douce et l’avaient trouvé transformé en urne de larmes amères.

" Pourquoi pleures-tu ? demandèrent les Oréades.

- Je pleure pour Narcisse, répondit le lac.

- Voilà qui ne nous étonne guère, dirent-elles alors. Nous avions beau être toutes constamment à sa poursuite dans les bois, tu étais le seul à pouvoir contempler de près sa beauté.

- Narcisse était donc beau ? demanda le lac.

- Qui, mieux que toi, pouvait le savoir ? répliquèrent les Oréades, surprises. C’était bien sur tes rives, tout de même, qu’il se penchait chaque jour ! "

Le lac resta un moment sans rien dire. Puis :

" Je pleure pour Narcisse, mais je ne m’étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse parce que, chaque fois qu’il se penchait sur mes rives, je pouvais voir au fond de ses yeux le reflet de ma propre beauté. " »