samedi 23 novembre 2013

La meilleure pièce jamais dépensée

Pas un texte cette fois, mais une vidéo particulièrement émouvante :


Bravo à tous les musiciens !

vendredi 22 novembre 2013

Spiritualité et religion



Beaucoup de gens les assimilent, mais il existe une différence notable entre la spiritualité et la religion. La religion repose sur la spiritualité mais l’inverse n’est pas vrai. Un individu peut tout à fait croire en une puissance supérieure sans avoir une religion de prédilection.

Car voici bien ce en quoi consiste la spiritualité : c’est le fait de croire en « quelque chose ». Et cette expression est bien la bonne car il ne s’agit pas de croire en « quelqu’un ». Par notre culture et les images que nous avons reçues depuis notre enfance, nous avons tendance à identifier cette puissance supérieure à un être humain et à le nommer de différentes façons. Mais Il ne recouvre aucune forme et ne possède pas de nom. Cette puissance est immatérielle et omniprésente. Il est très difficile de s’en rendre compte car elle se manifeste en permanence dans les choses simples : un brin d’herbe qui pousse, un coucher de soleil, un sourire qui nous fait du bien.

La spiritualité s’avère donc au-delà de la religion. Les différents courants religieux qui existent (Christianisme, Islam, Judaïsme, Bouddhisme…) ne sont que des interprétations de la spiritualité faîtes par des hommes dans des temps anciens. Vivement critiquées de nos jours, elles ont néanmoins leur importance car elles permettent de nous structurer dans un ensemble de valeurs et de croyances partagées par une communauté. Rien n’est mauvais en cela ! Mais comme toutes choses inventées par les hommes, elles peuvent être perverties. Et il faut alors revenir sur ce qui fonde les religions pour ne pas sombrer dans la violence : la spiritualité. Soit le droit que possède chaque homme de croire en une puissance supérieure, quel que soit le nom qu’il souhaite Lui donner.

R.D.

jeudi 21 novembre 2013

Le coup de foudre



Êtes-vous déjà tombés amoureux en l’espace d’une fraction de seconde ? En un regard, en un souffle ou un murmure ? L’amour fou. L’amour qui nous frappe comme un éclair. Cela m’est arrivé quelques fois mais l’une d’entre elles a été bien plus forte que toutes les autres. 

On dit que le coup de foudre nous frappe quand on ne s’y attend pas. Et il frappe fort ! Alors que rien ne semblait l’annoncer, je me suis soudain senti figé. Le temps s’est arrêté et je ne saurais dire combien de temps je suis resté ainsi. Tout bougeait autour de moi mais je ne m’en rendais pas compte. Toute mon attention, tous mes muscles, tout mon inconscient se sont dirigés vers une personne dans cette vaste pièce. Une taille moyenne, des cheveux bruns coupés au carré, de beaux yeux marron très légèrement bridés, une robe grise qui épousait parfaitement ses courbes. Une vision parfaite. Soudain un sourire qui m’était destiné et mon cœur entier explosa sur le coup. Une tempête d’émotions me submergea alors et je ne sus que répondre en retour.

Nous ne le comprenons que par la suite mais ces moments relèvent de la pure magie. Qui que nous soyons et quoi que nous ayons fait par le passé, nous n’avons pas d’autres choix que de nous livrer entièrement. Et nous le faisons avec joie.


mercredi 20 novembre 2013

Le sens de nos vies



Chaque personne sur Terre, quelque soit son sexe, sa nationalité, sa situation personnelle ou professionnelle s’est un jour posée cette question : « Quel est le sens de ma vie ? »

Bien souvent, cette question fait écho aux périodes de doutes que nous connaissons tous : lorsque nous entreprenons des études, lorsque nous travaillons pour la première fois, lorsque notre petit ami ou petite amie nous quitte, etc. Dans ces moments, nous sommes tous semblables devant cette interrogation : elle nous trouble fortement. Elle nous trouble parfois jusqu’à ne plus en dormir la nuit. Et nous ressentons le besoin d’y trouver une réponse.

Mais paradoxalement, ce n’est pas la bonne question à se poser. Nul ne peut en effet prétendre savoir ce pour quoi il est destiné. Seuls nos actes font foi et la question à se poser s’avère plutôt : « Est-ce que mes actes me font sens ? »

Certains n’auront aucun problème avec cette question. Ils réalisent que ce qu’ils font quotidiennement dans leur vie les satisfont et cela les rend heureux. Mais d’autres connaissent plus de difficultés. D’autres qui se sont peut-être longtemps cherchés ou qui continuent à le faire. Un cheminement et plusieurs étapes peuvent alors se dégager. Toutes sont profondément humaines et nous les avons peut être déjà toutes expérimentées.

La première étape est celle de l’évitement. Nous savons intérieurement que le chemin que nous avons emprunté jusque là n’est pas en cohérence avec ce que nous aurions souhaité. Nous le savons, mais nous n’osons surtout pas nous l’avouer car cela serait synonyme d’échec et de souffrance. Aussi, quand se présente à nous cette question, nous préférons l’éviter pour ne pas devoir accepter la réalité. Nous nous efforçons même de l’oublier rapidement. Et nous nous concentrons alors sur des choses que nous avons l’habitude de bien faire pour nous rassurer sur notre utilité.

Mais rien n’est plus faux, et notre cœur le sait.

La seconde étape se caractérise par la confrontation. À un moment charnière de notre vie, nous osons enfin faire face à cette question et réalisons que nos actes ne sont pas en accord avec ce que l’on aurait voulu. Parfois, certains d’entre eux ont même pu blesser des personnes qui nous sont chères. Quelles que soient les influences diverses, nous nous rendons alors compte que nous sommes les seuls responsables de nos choix et de nos actions. Réaliser cela nous fait très mal. Et nous nous sentons misérables car nous avons l’impression d’être inutiles et d’avoir perdu notre temps (et cela peut parfois se compter en dizaines d’années !).

Mais rien n’est plus faux et notre cœur le sait. 

Car la dernière étape est celle de l’acceptation. Quels que soient nos actes passés, nous acceptons que nous puissions changer pour vivre en cohérence avec nos idées. Nous comprenons que le temps que nous avons pris jusque là était nécessaire pour nous retrouver. Nous essayons même de corriger et de réparer les torts que nous avons commis. Et c’est à ce moment qu’une magnifique période s’ouvre à nous.
Car tout ce que nous réalisons alors s’avère en accord avec nos pensées et nos principes. Nous comprenons que chaque changement – aussi long et douloureux fut-il – était nécessaire. Et nous nous sentons vivre. Et nous atteignons un état de félicité où nous ressentons que chaque acte, chaque attitude, chaque mot prononcé sont exactement ce qu’ils doivent être. Tous les évènements autour de nous nous confirment cela et renforcent cet état.

Et c’est à ce moment que tout paraît vrai et que notre cœur s’avère en paix.

À tous ceux et celles qui se sont déjà sentis perdus : soyez certains que vous pouvez faire face à la réalité. Le plus dur est de se l’avouer. Cela peut parfois prendre des années, mais lorsque vous affronterez la situation pour ensuite l’accepter, vous réussirez. 
Puisse chaque homme et femme dans ce monde ressentir cet état de perfection, lorsqu’enfin nos actes et nos pensées ne font qu’un. À ce moment et à ce moment-là seulement, nous comprenons que c’est en donnant du sens à nos actions que nous définissons le sens de nos vies.